En savoir plus sur les différentes techniques : Aquarelle, huile, acrylique.

 

L'AQUARELLE est une technique difficile même lorsqu'on la pratique depuis longtemps, ce qui implique une gageure personnelle pour évoluer et se maintenir à un niveau fixé.

Sa simplicité apparente en fait un outil très attirant pour les novices mais la difficulté réelle (très peu de possibilité de repentir) en fait une technique difficile à maîtriser.

L’aquarelle se caractérise par la transparence et est beaucoup utilisée en illustration notamment dans les livres pour la jeunesse, grâce à la possibilité de douceur de ses traitements.

Longtemps technique d'étude, devenue à partir du XIXe et surtout fin XXe siècle, une technique à part entière, c’est donc progressivement qu’elle acquiert ses lettres de noblesse.

Dans la civilisation chinoise, l'aquarelle est sensiblement liée à l'invention du papier il y a environ…
2 000 ans !

 

Le support de l'aquarelle est le plus souvent un papier spécialement encollé, appelé papier aquarelle.

Les papiers aquarelle sont fabriqués à partir de coton et/ou de cellulose et sont généralement :

  • Blanc ou ivoire qui transparaît sous la couleur
  • Épais (200 g/m² minimum) pour éviter les gondolements
  • Encollés afin d'éviter que les pigments se répandent sur la feuille avec une trop grande perte de contrôle.
  • Granuleux (satiné, fin ou rugueux) : le grain, visible sous la couleur, influence le dépôt des pigments et donc le rendu du motif.

Le grain du papier joue également un rôle important dans l'aquarelle :

  • Un grain satiné (pressé à chaud), très lisse, laisse glisser la couleur : difficile à travailler pour un novice…
  • Un grain fin (pressé à froid) est formé grâce à un feutre introduit au moment de la fabrication de la feuille. Cette surface semi-rugueuse est la plus facile à travailler.
  • Un grain torchon (rough) est très apparent et forme d'importants creux et reliefs : il demande une bonne maîtrise de l'aquarelle.

 

L'aquarelle se pratique à l'aide de pinceaux bénéficiant d'un bon pouvoir de rétention de l'eau (trempe). Le poil de martre, souple et nerveux, est apprécié pour sa trempe et la finesse de sa pointe.

Les pinceaux en fibres synthétiques souples, moins absorbants mais d'une bonne élasticité, sont utiles pour poser les fonds et ouvrir les blancs.

D'autres outils peuvent s'avérer utiles à l'aquarelle tels que éponges, boules de coton, chiffons…

L'aquarelle est constituée de pigments naturels ou synthétiques, d'origine minérale ou organique, d'un liant, principalement de la gomme arabique, (généralement issue de la sève d'acacia ou parfois de cerisier), de glycérine ou de miel comme agents plastifiants, d’un agent mouillant qui facilite la dispersion et l'adhérence des couleurs sur le support, et enfin, des épaississants et des agents conservateurs pour éviter les moisissures.

 

La facilité de transport de l'aquarelle permettra de représenter les découvertes du Nouveau monde puis des colonies occidentales.

En occident, Albrecht Dürer (1471-1528) est certainement l'un des premiers grands maîtres de l'aquarelle. Il a développé cette technique avec une grande finesse, la mélangeant souvent à de l'encre et de la gouache.

Pascal utilise l'encre pour créer la trame de ses aquarelles.

 

 

 

L’invention de la PEINTURE A L'HUILE est attribuée au peintre flamand Jan van Eyck (1390-1441), mais le procédé consistant à mélanger les pigments dans l’huile était déjà connu de Theophilus au XIIIe siècle.

Il semblerait que cette technique soit bien plus ancienne : en 2008, on a découvert les plus vieilles peintures à l’huile connues à ce jour, dans les grottes afghanes de Bamiyan. Et... elles sont datées du VIIe siècle !

 

La peinture à l'huile est considérée en Occident comme la technique reine.

De la Renaissance au XXe siècle, ce fut la première technique apprise et utilisée par les artistes.

Aujourd'hui, la peinture acrylique est privilégiée par rapport à cette technique ancestrale. Raisons de cette évolution : la nocivité des diluants nécessaires à sa pratique et sa difficulté de mise en œuvre (utilisation de médiums à peindre, respect de la règle du "gras sur maigre"), alors que l'acrylique est diluée à l'eau.

L'huile utilisée est généralement l'huile de lin ou l'huile d'œillette, voire l'huile de carthame ou de noix.

 

La peinture à l'huile est une technique picturale qui utilise un mélange de pigments et d'huile siccative (liant), permettant d'obtenir une pâte plus ou moins épaisse et grasse.
Cette pâte s'applique à l'aide de brosses sur un support en toile apprêtée, montée sur un châssis, ou marouflée sur un panneau rigide.

D'autres supports sont aussi utilisés comme le carton ou le bois. Plusieurs types de diluants et de médiums à peindre sont employés pour en faciliter l'application ou modifier sa texture.

Le terme "médium" en peinture à l'huile à un sens spécifique et technique : il désigne le mélange singulier d'huile grasse (lin, noix, soja ou carthame...), d'une essence grasse (térébenthine ou lavande ...) et d'une résine (pin, dammar, ou autre) constituant un élément essentiel du travail du peintre lui permettant de diluer à volonté la peinture. On désigne aussi le médium par le mot véhicule.

La peinture à l'huile est une technique lente à sécher (on dit siccativer), par opposition à la peinture acrylique ou à l'aquarelle qui sont des techniques aqueuses.
Ce que l'on appelle "séchage" est en réalité un phénomène de siccativation ou oxydation de l'huile, qui se polymérise et durcit, sans changer l'aspect de l'œuvre et, en quelque sorte, emprisonne les pigments et permet la conservation de la peinture.

Cette particularité permet à l'artiste de prendre le temps de mélanger ses couleurs, de récupérer une erreur et de retravailler son motif pendant plusieurs jours jusqu'à obtenir le fondu, le modelé de la forme, bref, la touche qu'il désire.

 

Il est également possible d'obtenir des effets de matière ou de reliefs avec une pâte assez consistante.
Dès lors, l'utilisation d'une spatule appelée aussi couteau permet d'obtenir du relief et d'augmenter ainsi la matière de l'œuvre.

Les médiums à peindre permettent aussi de respecter la règle du "gras sur maigre" -propre à la peinture à l'huile- qui veut que chaque couche de couleur soit plus grasse que la précédente afin que l'accroche soit solide et durable.

L'explication en est très simple : les couches maigres, qui mettent peu de temps à siccativer, entreraient en conflit avec les précédentes plus grasses et toujours en train de siccativer, provoquant un phénomène variant entre la peau d'orange et celle du reptile au cours de la mue... À éviter, selon les traditions !

Dans les premières étapes, la pâte sera donc maigre, par adjonction d'essence et, progressivement, deviendra plus grasse, par ajout d'huile ou de médium.

L'œuvre sera finalement vernie grâce à un vernis à retoucher puis un vernis définitif.

Pascal m’a expliqué qu’une peinture à l’huile pouvait mettre plusieurs jours, voire un peu plus d’une semaine pour siccativer…

Le vernis final, quant à lui, peut mettre plusieurs mois et même jusqu’à une année entière pour sécher !

 

 

La PEINTURE ACRYLIQUE pour artiste, diluable à l'eau, est créée en 1963 par la marque Liquitex du chimiste Henry Levinson et est immédiatement utilisée par les peintres Andy Warhol, et David Hockney.

 

La peinture acrylique est un médium de peinture utilisant des pigments traditionnels mélangés à des résines synthétiques.

 

Elle a l'avantage de se diluer à l'eau et de sécher très vite, ce qui permet de travailler plus rapidement les différentes couches mais aussi d'être très solide et indélébile. Ainsi, une peinture acrylique sèche, macule irrémédiablement un support. On ne pourra la nettoyer qu'avec des solvants puissants.

La peinture acrylique est constituée de deux éléments :

  • Les pigments : similaires à ceux de la peinture à l'huile, d'origine minérale ou organique, naturels (rare) ou synthétiques. Contrairement à la peinture à l'huile, le niveau de broyage des pigments ne doit pas être trop affiné.
  • Le liant : une émulsion d'eau et de résine acrylique ou polymère. Une variante est le liant acrylo-vinylique (peinture vinylique).

A cette pâte pourra ensuite être ajoutée une charge afin d'en augmenter le volume.

La principale qualité de la peinture acrylique est sa docilité : dilution à l'eau, miscibilité, mélanges aisés à préparer, facilité d'application, polyvalence de supports, faible odeur.

Son principal inconvénient est sa rapidité de séchage (quelques minutes seulement).

Beaucoup d'effets sont possibles avec la peinture acrylique, mais pour les puristes, l'acrylique n'est qu'un ersatz de la peinture à l'huile… pourtant, chaque technique a son charme, ses difficultés et ses particularités qui, sous la main d'un artiste, ne seront qu'un moyen d'exprimer son talent de différentes manières.

 

Pascal éprouve pour chaque procédé une attirance particulière. Chacun demandant un minimum de technique et une pratique régulière, cela lui permet de s'améliorer sans cesse et d'exprimer son art en fonction de ses aspirations.


Pour des informations plus complètes, je vous conseille d’aller sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aquarelle, http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_a_l'huile, http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_acrylique dont j’ai tiré mon succinct résumé.